Une autre façon de voir Saint‑Aigulin
Ce chapitre rassemble des clichés qui s’éloignent du simple parcours de rue pour offrir une vision plus large, parfois insolite, de la commune. C’est une invitation à prendre de la hauteur, à observer le bourg dans son ensemble ou à sourire devant ces souvenirs que l’on aimait autrefois envoyer à ses proches.
Prendre de la hauteur : les vues aériennes
Vues du ciel, les lignes de Saint‑Aigulin se dessinent avec une clarté nouvelle.
Ces photographies aériennes permettent de mieux saisir l’organisation du bourg et l’étendue des paysages qui l’entourent. L’évolution des constructions apparaît ici nettement, révélant au fil des décennies la croissance des quartiers et la transformation du village.
Cartes postales multi-vues
Les cartes multi-vues offraient autrefois un portrait multiple de la commune à travers quelques vignettes soigneusement choisies. Assemblées sur un même support, elles permettaient de faire découvrir les différents visages de Saint‑Aigulin en un seul envoi. Véritables panoramas miniatures, elles composent aujourd’hui une mémoire visuelle précieuse des lieux emblématiques et des paysages familiers du village.
L’humour des vacances : l’insouciance estivale
Avec leurs couleurs vives et leurs illustrations naïves, les cartes humoristiques misent sur la fantaisie et la dérision. Elles témoignent d’une époque où Saint‑Aigulin incarnait une certaine douceur de vivre, entre convivialité, vacances et humour volontiers malicieux.
Les inscriptions manuscrites traduisent parfaitement cet esprit frondeur : on y proclame avec amusement que «On prend ce qu’on veut à St-Aigulin !», alors même qu’un panneau annonce «Pêche interdite». Entre les verres levés «à votre santé» et les arrivées joyeuses dans des voitures surchargées, ces cartes célèbrent avant tout le plaisir des rencontres et la liberté des beaux jours.
Vues et photos diverses
Cette section rassemble des documents variés qui n’ont pas trouvé leur place dans les parcours précédents. Cartes postales, scènes de rue et photographies d’époque composent un ensemble de souvenirs et d’instantanés de la vie saint-aigulinoise.
Les plaisirs de la Dronne l’été
Baignades et fraîcheur sous les grands arbres.
L’insouciance des jours de fête à Saint‑Aigulin
Annie et Marie-Claire goûtent aux joies du manège dans leur petite voiture d'époque.
En 1914, le manège vélodrome installé sur la place du Champ de Foire célèbre les prouesses des premiers aviateurs. Au début du XXe siècle, l’effervescence des fêtes foraines s’empare des exploits de l’époque. Ce manège de type vélodrome — une attraction spectaculaire dont on devine ici la piste relevée pour la vitesse — rend un hommage vibrant aux pionniers de l’air. Photographiée en 1914, la structure arbore fièrement les noms de Blériot, premier vainqueur de la Manche, et de Védrines, célèbre détenteur du record de vitesse. L’inscription Beaudésert rappelle quant à elle le premier champ d’aviation de la région bordelaise, transformant cette architecture foraine en une véritable ode à la modernité et à la conquête du ciel.Au second plan, on devine la silhouette de l'ancienne salle des fêtes.
Au rythme du pas de l'homme et du cheval
1957En 1957, à Saint‑Aigulin, le ramassage des ordures ménagères conservait encore toute sa noblesse artisanale. Cette image capture un moment suspendu : l'éboueur local, fièrement campé aux côtés de son fidèle cheval et de son tombereau, adresse ses vœux à la population.
Énigme en noir et blanc : la mystérieuse troupe de Saint‑Aigulin — En 1922, ce groupe de jeunes pose dans des tenues intrigantes évoquant une possible confrérie, avec leurs hautes capuches et leurs bâtons. Seul indice laissé au dos de ce document : le nom de Jean Rousselot.
Discussion devant l’épicerie Courret
Daniel Daviaud et Gaston Besson sont absorbés par la consultation d'un carnet, en pleine rue. Derrière la vitrine de leur commerce, M. et Mme Courret observent cette scène.
Le géant de béton face au blizzard
1956En 1956, le château d’eau de Saint‑Aigulin se dresse au-dessus des arbres couverts de givre. Cette année-là, le froid fut si intense que la France connut son mois de février le plus glacial du siècle.
extrait de « La Gironde» La Gironde 21 février 1904 La crue de la Dronne, que nous annoncions lundi dernier, a pris, jeudi, des proportions effrayantes. Le moulin de La Roche-Chalais, l'usine Delpech, les maisons Alezais, Marrias, etc., baignent dans l'eau sur une hauteur de 1 mètre 50 à 2 mètres. Les bois de chauffage, les instruments placés autour des maisons sont emportés par le courant qui, dans son impétuosité, entraîne également cabines à bains, volières, hangars, etc.
Les caprices de la rivière : quand la Dronne sort de son lit
Entre le 9 et le 18 février 1904, une crue spectaculaire de la Dronne isole temporairement le bourg de la rive dordognaise. L'article de La Gironde témoigne de l'ampleur du phénomène et mentionne notamment l'usine Delpech, située sur l'île Feydeau du côté de Saint‑Aigulin, dont les installations se retrouvent au cœur des eaux montantes.
La carte postale présentée ci-dessus illustre les conséquences de cette inondation exceptionnelle. Malgré la montée des eaux, la vie ne s'interrompt pas totalement : hommes, chiens et carrioles continuent de s'aventurer sur la route submergée afin de maintenir les échanges entre les deux rives.
La cité «Nichoute» à la croix de Varachaud
Ces maisons furent érigées par M. Alfred Longuefosse, représentant de la Manufacture Aigulinoise. Le nom de la cité rend hommage à «Nichoute», l'une des marques emblématiques distribuées par l'entreprise.
Portrait de noce
Une noce à Saint‑Aigulin, immortalisée par le photographe local A. Haberer. Mariés, parents et enfants posent avec la solennité de mise en ce jour de fête.
L’exil et l’accueil : la famille Vandenwoude
1918En 1918, Saint‑Aigulin devient une terre d’asile pour des familles belges fuyant les zones de combat. Parmi elles, la famille Vandenwoude, dont ce portrait immortalise le passage dans la commune. On y reconnaît Irma, Maria, Elina, Alida et Godeliève, posant dignement malgré la tourmente de l’époque.
Le Moulin à Plâtre
Situé sur l’île Feydeau, cet édifice fut bâti sur les fondations de l’ancien moulin à grain. Il témoigne de l’activité passée du quartier et de son histoire industrielle.
Détente au jardin public
1961Un après-midi tranquille au jardin, face au Théâtre-Cinéma de Saint‑Aigulin, vers 1961.
19 - LE SANATORIUM