Si l'agriculture et le bois sont historiques, c'est l'industrie de la chaussure qui a transformé la commune, portée par l'arrivée du chemin de fer.
L’épopée de la chaussure
Ce qui n’était au départ qu’un artisanat de proximité s’est progressivement transformé en un puissant moteur économique, bouleversant durablement le visage de la commune et la vie de ses habitants.
Cette évolution prend véritablement son essor sous l’impulsion de grandes figures industrielles, au premier rang desquelles Pierre Martin. À une époque où la chaussure devient le symbole d’une réussite collective, il modernise les structures de production et contribue à faire rayonner les fabrications aigulinoises bien au-delà de la région, ancrant durablement l’activité industrielle dans l’histoire locale.
Toutefois, cette aventure ne se résume pas à un seul nom. Si les familles Besson et Martin ont bâti des entreprises d’envergure, d’autres acteurs ont également participé à cette renommée.
L’ascension de la famille Besson
L’histoire commence modestement avant de devenir un véritable moteur économique pour la région.
| Date | Événement |
|---|---|
| 1888 | Paulin Besson lance un atelier artisanal dans l'actuelle rue du Kayak, en confiant la couture de chaussons à domicile. |
| 1910 | L’atelier devient une petite usine. Après 1918, la production décolle avec l'intégration d'une tannerie pour fabriquer les semelles des célèbres charentaises et des premiers sabots. |
| 1919 | Mécanisation avec les machines «Singer» et construction d'une nouvelle usine au n°15 de la rue Gambetta, sous le nom «Besson et Fils». |
| Dès 1930 | Sous l'impulsion de Gaston Besson et de son beau-frère Pierre Martin, l'entreprise change d'échelle pour s'imposer comme l'un des fleurons industriels de la région. |
Besson et fils
Bâtiment de l’ancienne usine situé au n°15 de la rue Gambetta.
L'usine Besson à la Foire Internationale de Lille
19281928 — De gauche à droite : Paulin Besson (fondateur), Gaston Besson et le représentant local.
Du cuir à la scène : le destin remarquable du site Besson Fondée à Saint‑Aigulin, la Maison Paulin Besson fut l’un des fleurons de la charentaise, produisant elle-même ses cuirs tannés et rayonnant jusqu'à la Foire internationale de Lille en 1928. Après la fermeture de la tannerie, le site fut reconverti en abattoir. Aujourd’hui, il abrite la salle Le Kayak, salle de concert et de spectacle vivant.
L’âge d’or : Besson-Martin et la M.A.C.
En 1933, Pierre Martin voit grand : il traverse la rue pour bâtir une nouvelle usine et unit ses forces à celles de Gaston Besson. Sous le nom de Besson-Martin, le duo révolutionne la production en mêlant confort et technique — charentaises, sabots vulcanisés et chaussures . En 1949, la Manufacture Aigulinoise de la Chaussure (M.A.C.) est créée.
Pierre Martin, l'âme industrielle (1908-1997) Industriel visionnaire et adjoint au Maire, il s’impose comme l’une des figures les plus marquantes de Saint‑Aigulin au XXe siècle. Créateur d'emplois passionné, il a contribué comme nul autre au développement économique et social de la commune. Son nom reste indissociable de l'histoire de la M.A.C (Manufacture aigulinoise de la Chaussure) et de l’USAS, deux institutions qui ont forgé l'identité et la fierté de la commune.
| Date | Événement |
|---|---|
| 1933 | Création de Besson-Martin. Pierre Martin bâtit une nouvelle usine de l'autre côté de la rue. Production de charentaises et sabots vulcanisés. |
| 1949 | Création de la Manufacture aigulinoise de la Chaussure (M.A.C.). Production en continu (3×8). |
| 1967 | Apogée : inauguration d’un bâtiment ultra-moderne. Jusqu'à 400 employés, 5 000 paires par jour, exportant dans toute l'Europe et l'Afrique du Nord. |
| 1974 | Production de 869 000 paires : 117 000 chaussures de sport, 602 000 sabots vulcanisés, 150 000 chaussures. |
| 31 mai 1976 | Fermeture de l’usine. |
Évoluant dans un secteur difficile, subissant la concurrence étrangère, ce tableau révèle le début de la chute d'activité au début des années 1970.
Besson fils & Martin en 1942
1942En-tête de facture illustré représentant une vue panoramique des bâtiments de l’usine.
Vue des ateliers Besson-Martin — en 1933.
Vue aérienne de la Manufacture aigulinoise de la Chaussure en 1953 — extension des bâtiments réservés à la fabrication des sabots vulcanisés.
Souvenir de la cérémonie
Remise solennelle des médailles et des diplômes d’honneur aux travailleurs.
Les récipiendaires posent fièrement avec leurs diplômes, médailles et bouquets — témoignage d'une époque de dévouement et de réussite.— 1954 .
Hilton Orly
La Manufacture aigulinoise dévoile ses créations : une rencontre entre artisanat local et prestige international. Tout à gauche M. et Mme Marcon, tout à droite M. Martin et M. Sarrote.
1963 : l’incroyable défi de Riri et la vache Thérèse
La M.A.C.s’offre une publicité nationale digne des plus grandes agences de communication modernes. Le protagoniste : Henri Saget, dit «Riri», personnage haut en couleur, torero comique et star de l'émission Intervilles.
Un défilé publicitaire pas comme les autres Le défi : traverser la France de Dax (Landes) à Saint-Amand-les-Eaux (Nord) — soit 825 kilomètres à pied, accompagné de sa fidèle vache Thérèse. Pierre Martin saisit immédiatement l’opportunité : Riri effectue ce périple chaussé du modèle phare de l’usine de Saint‑Aigulin, le bottillon «Nevada». Départ : 18 décembre 1963. Arrivée : un peu plus d’un mois plus tard. Résultat : les bottillons résistent à l’hiver, à la boue et à la distance. À chaque village traversé, la foule se presse pour découvrir ce duo insolite. Au dos des photographies distribuées figure ce message publicitaire : «Riri effectue le trajet Dax–Saint-Amand-les-Eaux chaussé de bottillons Nevada fabriqués par les Éts Besson-Martin Saint‑Aigulin (Charente-Maritime)»
Riri et sa vache Thérèse
825 km à pied pour prouver la robustesse des fabrications de la M.A.C.
1967 — L’apogée : un nouveau souffle
Grâce au dynamisme de M. Martin, l’usine connaît un développement considérable et atteint son apogée en 1967 avec l’inauguration d’un bâtiment ultra-moderne.
Les photographies présentées ici témoignent du caractère officiel de cette journée historique : visites des nouveaux ateliers, présence des personnalités invitées et découverte d’un outil industriel alors à la pointe de la modernité.
Cette inauguration marque l’un des grands moments de prospérité de la Manufacture aigulinoise, symbole du dynamisme économique de Saint‑Aigulin durant les années 1960.
Regards sur les moments forts de cette journée :
L’âge d’or de l’usine
19671967 — Avec 5 000 paires produites chaque jour, l’entreprise atteint un niveau d’activité jamais égalé.
Pause fleurie pour Isabelle, petite-fille de M. Pierre Martin — devant les jardins et les murs de la nouvelle usine. — 1968.
Article du journal «Le Cuir» novembre 1967 — hebdomadaire d’informations de la filière du cuir et de la chaussure.
La reconnaissance d'un parcours exemplaire 4 novembre 1967
4 novembre 1967M. Pierre Martin reçoit les insignes de chevalier de l’ordre national du Mérite des mains du député-maire, M. Daniel Daviaud
Inauguration en présence du préfet M. Doustin — du sous-préfet M. Azïas et du député-maire M. Daniel Daviaud — 4 novembre 1967.
Inauguration de la nouvelle usine
1967De gauche à droite : M. Azïas, M. Daviaud, M. Doustin et M. Martin. — 1967.
Vue d'ensemble de l'atelier de piqûre — en 1967.
L'atelier de coupe — avec M. Duqueyrois contremaître— 1967.
Inauguration de la nouvelle usine en 1967
1967Les officiels à la découverte des ateliers de fabrication.
Le déclin et la fin d’une ère
Le séisme industriel Le 31 mai 1976, les conséquences du premier choc pétrolier et la fin des contrats de sous-traitance (notamment avec Puma) provoquent la fermeture de l’usine. Ce séisme industriel entraîne un déclin démographique critique : la population de Saint‑Aigulin passe de 2 359 habitants en 1975 à 2 220 en 1982, puis 2 040 en 1990.
Des tentatives de relance suivront avec la Société Echo, installée dans les anciens locaux de la Manufacture, emploie 50 personnes jusqu’en 1986.
Et la création au Parc d’Audet d’un atelier de fabrication de pantoufles par Jacques Brunaud qui maintiendra 25 emplois jusqu'en 2008.
L'artisanat du sabot, activité florissante du début du siècle, était représenté par les ateliers de Victor Rolland, Bodet et Boireau — l'atelier Boireau comptant la Marine française parmi ses clients.
L’île feydeau
Dès 1810, l'histoire de la chaussure locale s'écrit aussi sur l'île. C'est là que la maison Menanteau prend racine, spécialisée dans la pantoufle, le chausson cuir et le feutre. En 1924, la revue «Le Franc Parleur Parisien» la classait au deuxième rang des plus anciennes fabriques de France.
Devenue Manufacture Delpech, puis reprise par M. Bluteau, l'usine employait une quarantaine d'ouvriers — et certaines ouvrières traversaient la Dronne en barque depuis La Roche-Chalais pour rejoindre leur poste de travail.
L'île Feydeau
Les ouvrières traversant la Dronne en barque depuis La Roche-Chalais pour rejoindre leur poste de travail.
L’usine de l’île Feydeau vers 1900
1900Un site historique au cœur des bras de la Dronne, témoin de l’activité ouvrière locale.
2e manufacture de France en ancienneté — En avril 1924, «Le Franc-Parleur Parisien» publie un classement des plus anciennes fabriques de chaussures du pays. La manufacture de l’île Feydeau, alors exploitée par Bluteau et Cie, y décroche la 2e place nationale avec 113 ans d’existence, devant des établissements de Romans, Nancy, Limoges et Bordeaux.
Fondée en 1810 — le nom de son fondateur et sa raison sociale d'origine restant à ce jour inconnus — la manufacture traverse plus d'un siècle d'activité sous diverses directions. Parmi les exploitants connus figurent notamment les maisons Menanteau, Delpech et Bluteau et Cie.
Publicité pour la Manufacture Bluteau
1810Héritière de la Maison Delpech, elle-même successeur de la Maison Menanteau, usine dont l’origine remonte à 1810.
L’industrie de l’ile feydeau
La force motrice de la Dronne
L’île fut longtemps un important bassin d’emploi. Au-delà de l’usine de chaussures, elle abrita une papeterie — attestée dès le XVIIe siècle, avec un moulin à papier actif jusqu’en 1713 — mais aussi une filature, une laiterie, une tannerie et un moulin à farine capable de transformer jusqu’à 100 hectolitres de blé par jour vers 1848, avant d’être détruit par une violente crue.
L’usine hydroélectrique de L'île Feydeau
Ce bâtiment aux toits en double pente marque l’entrée de la commune dans la modernité. L’activité y était constante pour assurer la production d'énergie.
De la farine au plâtre Subsiste encore aujourd’hui une petite construction appelée «Moulin à Plâtre», édifiée sur les fondations de l’ancien moulin à grain. On y produisait de la chaux vive en poudre destinée à l’assainissement des bâtiments d’élevage.
Un passé industriel diversifié
L’histoire ouvrière du bourg s’est aussi écrite à travers d’autres activités marquantes
Terre blanche et kaolin
Près de la gare, une usine traite l’argile dès 1940. Rachetée par M. Barberon en 1956, elle purifie le kaolin pour l’industrie de la céramique sanitaire, grâce à quatre grands fours.
Les wagonnets remplis d’argile étaient tractés sur une rampe pour atteindre le haut des fours. L’activité cesse en 1993, après avoir compté jusqu’à 25 personnes.
Four de calcination
La rampe de traitement thermique du kaolin destiné à l'industrie de la céramique.
L’usine de Terre Blanche —Vue aérienne des installations et des voies ferroviaires à proximité immédiate de la gare. Le site bénéficie d’un accès direct à la voie de chemin de fer, car la chamotte (argile cuite) était autrefois transportée par train.
Usine de Terre Blanche
L’intérieur.
L’usine de Terre Blanche
Une des anciennes entrées.
L'industrie résinière
Une activité résinière attestée durant plusieurs décennies
Les documents conservés permettent d'établir avec certitude la présence d'une industrie des produits résineux à Saint‑Aigulin dès le début du XXe siècle. Un entrefilet publié dans L'Écho rochelais du 12 août 1903 signale ainsi la destruction par incendie d'une usine de térébenthine appartenant à M. Ducasse, attestant l'existence d'une activité de transformation des produits résineux dans la commune à cette date.
Quelques années plus tard, un article publié dans La Journée industrielle du 11 mai 1920 mentionne l'existence d'une usine de produits résineux implantée à Saint‑Aigulin, alors récemment acquise par M. Dutech. L'établissement y est présenté comme une unité industrielle destinée à traiter la gemme du pin maritime et ses principaux dérivés.
Une annonce parue dans L'Usine du 27 avril 1928 témoigne ensuite de l'activité de l'entreprise Bonichon, fabricant de produits résineux à Saint‑Aigulin, qui recherche alors des représentants commerciaux afin de développer la vente de ses produits.
D'autres documents retrouvés pour les années 1929, 1941 et 1953 confirment la poursuite de cette activité industrielle liée à la transformation des produits résineux. En l'état actuel des sources, il n'est toutefois pas possible d'affirmer avec certitude s'il s'agit de la même entreprise ayant évolué au fil du temps ou de sociétés successives ayant occupé le même site.
Ces témoignages permettent néanmoins de constater que la filière résinière a constitué pendant plus d'un demi-siècle une composante importante de l'économie locale, profitant notamment de la proximité des vastes forêts de pins et des facilités offertes par le chemin de fer pour l'expédition de sa production.
Distillerie Bonichon — résine
Idéalement implantée à proximité de la gare afin de faciliter l'expédition de sa production, l'usine de produits résineux de Saint‑Aigulin constitua durant plusieurs décennies un maillon important de l'économie locale.
Elle transformait la résine récoltée par les gemmeurs de la région en essence de térébenthine, colophane et divers produits dérivés. Les documents conservés attestent notamment l'activité de l'entreprise Bonichon à partir de la fin des années 1920. Pour assurer le transport de sa production, l'établissement disposait également d'un atelier de tonnellerie où étaient fabriqués les tonneaux destinés au stockage et à l'expédition des distillats.
Galettes de colophane 1930
1930Au premier plan, la colophane apparaît sous forme de galettes, résidu solide obtenu après la distillation de la térébenthine.
L'or des pins prend la route
19301930 — Chargement de tonneaux d’essence de térébenthine.
Modèle de facture de l’usine de produits résineux Bonichon — spécialisée dans la distillation de l’essence de térébenthine. — 1953.
Usines de la dronne — Établissements Henri Neyrat
Installée près du pont de Rigalleau, cette fabrique produisait des cirages, des produits ménagers ainsi qu’une gamme destinée au traitement des surfaces — linoléums, meubles et parquets.
L’entreprise acquit une solide renommée en devenant le distributeur exclusif en France de la marque Glacilac, spécialisée dans les produits d’entretien et de protection des sols, importés d’Allemagne et des États-Unis.
Fournisseur attitré des administrations, collectivités, établissements hôteliers, centres hospitaliers, ainsi que de l’armée et de la marine, la maison Neyrat — fondée en 1947 — employait jusqu’à une dizaine de personnes. Elle ferme définitivement ses portes en 1988.
Enveloppe commerciale 1950
1950Établissements Henri Neyrat, spécialistes reconnus des produits d’entretien.
Bikini
Le brillant éclatant de Saint‑Aigulin — Le fameux encaustique qui a fait la renommée des établissements Neyrat.
Crème Bik — pour l’entretien du cuir
Bikini
Un tube, une signature. — Un tube, une signature — Le cirage Bikini, reconnaissable à son tube jaune et noir, était l’indispensable allié des chaussures bien entretenues. .
Le Chat Botté
Le Brillant Incomparable : Un produit polyvalent pour meubles, parquets, linoléums et carrelages, avec une formule «sans frotter».
L’Encrivore
Un effaceur de taches d’encre garanti sans chlore, témoignant de l’ingéniosité de l’époque.
Gamme Glacilac
Le célèbre plastifiant pour sols et meubles, un brillant durable et protecteur pour tous les supports.
Objets publicitaires
Témoins de l’activité dynamique des Établissements Neyrat au service de l’entretien et du soin du cuir.
Meubles François Boutin — SMB (1985–1987)
Implantée dans la Zone d’Activité d’Audet, l’entreprise était spécialisée dans l’ébénisterie d’art et la fabrication de meubles anciens. Elle employait 50 salariés.
L’art de l’ébénisterie
L’entreprise François Boutin était spécialisée dans l’ébénisterie d’art. Elle représentait un fleuron de l’artisanat local. Aujourd’hui, Panneaux Massifs De Saintonge - PMS.
La saga Métreau : la bière au pays du pineau
L’histoire industrielle de Saint‑Aigulin réserve parfois des aventures inattendues. Loin des chaussures et de la résine, c’est dans l’univers de la boisson qu’une réussite singulière voit le jour. Sous l’impulsion de la famille Métreau, la commune relève un défi audacieux : faire naître une brasserie au pays du pineau.
Une aventure née dans l’épicerie familiale
L’aventure des bulles. — En 1939, Alidor Métreau débute dans l’épicerie. Homme entreprenant, il se lance onze ans plus tard dans la fabrication de limonade et développe progressivement une activité de grossiste en boissons : sodas, eaux minérales et vins. L’entreprise assure également l’installation et la location de salles champêtres pour les fêtes locales.
Au début de l’année 1968, son fils Michel fait construire à Grézille un bâtiment destiné au stockage de bières étrangères. Une nouvelle étape est franchie en 1976 avec l’installation d’une ligne de fabrication de limonade, bientôt suivie, en 1977, par une unité de production de bière en bouteilles et en fûts.
Dans les années 1990, la Petite Brasserie Française connaît un véritable essor. Avec une production atteignant jusqu’à 30 000 hectolitres par an et près de 40 employés, l’entreprise devient l’une des réussites industrielles marquantes de la commune.
Le siphon de chez Métreau
Cette bouteille à eau de Seltz, avec son inscription sur le verre, pièce maîtresse de chaque table de café, prête à faire pétiller les apéritifs.
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Livraison de la bière « L’Iloise »
Camion-citerne de 25 000 litres prêt pour l’expédition.
La Brasserie Métreau : «Une bière au pays du pineau» — Article paru dans le quotidien «Sud-Ouest» le 2 décembre 1999.