Histoire de Saint‑Aigulin

Chapitre 04

Promenade dans le passé

Le Saint‑Aigulin d’autrefois

Bienvenue dans cette galerie de souvenirs, où chaque cliché est un témoin précieux du passé. À travers cette collection d’images, chacun pourra parcourir les époques et redécouvrir les paysages qui ont forgé l’identité de notre commune. Ce partage se veut une invitation à faire revivre notre histoire et à retrouver, au fil des pages, les souvenirs de Saint‑Aigulin.

Au fil des rues : l’âme du bourg et ses commerces

Il suffit parfois d’une vieille carte postale ou d’une photographie d’époque pour découvrir un Saint‑Aigulin que beaucoup n’ont pas connu, ou que d’autres peinent à reconnaître. Ces images, comme des fenêtres ouvertes sur le passé, nous invitent à un voyage dans le temps. On y voit le bourg se transformer, les bâtiments évoluer, et chaque rue graver son histoire dans la mémoire collective.

Cette balade visuelle met en lumière l’évolution des lieux qui ont longtemps été le cœur battant de la vie sociale. Des devantures d’autrefois aux enseignes actuelles, ces espaces de proximité ont façonné le visage de nos rues et rythmé le quotidien des habitants.

Les photographies et cartes postales qui suivent accompagnent le fil des rues, sans nécessairement respecter l’ordre strictement l’ordre des années ou des générations. Elles ne prétendent pas offrir une vision exhaustive, mais plutôt une invitation à la reconnaissance et au souvenir.

La gare et l’avenue du Maréchal Leclerc

Le parcours commence depuis la gare, d’abord en face et sur la gauche, l’avenue du Maréchal Leclerc Entre ses habitations de caractère et certains commerces qui accueillaient les voyageurs dès leur arrivée, elle constitue le premier chapitre de cette itinérance.

L’Hôtel de France et son dépôt d’engrais

Un témoignage visuel de la double activité commerciale qui animait ce quartier de la commune.

Le magasin Susset

1937

De l’enseigne Caïffa à l’épicerie familiale, ce lieu de vie a marqué l’histoire locale de 1937 à 1974. Il reste aujourd’hui le gardien de nos plus beaux souvenirs de jeunesse.

L’escale de Montendre

1910

Vers 1910 : la diligence de Montendre au cœur du bourg.

L’origine de deux bâtisses emblématiques

De nombreux clichés qui précèdent celui-ci mettent en lumière ces deux magnifiques édifices ponctuant l’avenue, leur histoire mérite que l’on s’y attarde.

L’héritage Frichou : un destin architectural au cœur de Saint‑Aigulin. Nés de la volonté d'Alexandre Frichou après l'incendie de sa demeure à la fin des années 1880, ces deux bâtiments de prestige furent bâtis pour ses fils, René et Henri. Le pavillon d'Henri, devenu l’actuelle mairie en 1982, se distingue par son élégante architecture inspirée des villas d’Arcachon, rappelant les origines bordelaises de son épouse. Ce domaine, qui abritait autrefois des chais et des ateliers de tonnellerie, fut réquisitionné comme Kommandantur sous l’Occupation avant de rejoindre le patrimoine communal. La seconde demeure, située à l’angle de l’avenue de Saintonge, est restée la propriété des descendants de René Frichou.

Du Pavillon à la Mairie Une demeure au cœur de la vie communale — Longtemps logement de fonction du principal du collège, «Le Pavillon» devient la mairie en 1982 . Cette élégante demeure conserve aujourd’hui tout son cachet architectural, tout en abritant le centre administratif de Saint‑Aigulin..

L’épicerie du numéro 2

À l’angle droit de la rue, au numéro 2 de la Grande Rue, (voir les 2 images précédentes) se tenait l’enseigne «Au planteur de Caïffa». Cette entreprise disposait de tout un réseau de succursales à travers la France. Célèbre pour sa torréfaction, ce commerce livrait à l'aide de voiturettes tirées par des chiens ou un cheval toute une gamme de cafés, d'épices et de biscuits vendus directement sous la marque de la maison.

Une transmission scolaire en mouvement

1958

Les trois clichés précédents présentent le collège moderne de l’avenue de Saintonge, construit en 1958 et complété par un gymnase en 1971. Ce site, qui fut d'abord le siège du cours complémentaire, accueille aujourd’hui l’école élémentaire Jean Ferrat.

L’hommage culturel Un nom pour la mémoire — Depuis 1979, un nouvel établissement a ouvert ses portes avenue Jean Moulin. Il est baptisé du nom de Bernard Roussillon, figure marquante de la commune, qui fut comédien puis directeur de scène et régisseur de la Comédie-Française.

La rue Victor Hugo

En quittant l’avenue du Maréchal Leclerc pour tourner dans la rue Victor Hugo, l’atmosphère change. Cette rue dévoile un autre visage du bourg. Les façades se serrent et les enseignes sont plus nombreuses, témoignant d’une vitalité commerciale qui en faisait un passage obligé pour tous les habitants.

L’activité des chais du Pavillon Un quartier en mouvement — Les 2 vues précédentes saisissent l’animation autour de la maison Frichou, cœur battant du négoce de vins. Entre les barriques prêtes pour l’expédition et l’attelage en attente, c’est tout un savoir-faire qui se dévoile. Une fierté partagée — Sur ces clichés : le personnel pose fièrement aux côtés des barriques massives, des chais jusqu’aux fenêtres de la demeure, la vie déborde. Un précieux instantané de la vie laborieuse et collective d'autrefois.

Entre bijoux et cadrans

1954

Au numéro 22 de la rue se dressait la devanture élégante de la Bijouterie-Horlogerie. Ce commerce de renom fut tenu par Lucette et Jean Bourreau de 1954 à 1988.

La valse des enseignes au numéro 2 Un siècle de mutation — C’est une véritable métamorphose qu’a connue ce bâtiment au fil du siècle. Dès le début des années 1900, une épicerie occupe les lieux, cédant sa place à un magasin d'alimentation Coop. Le local change radicalement d’activité pour devenir un magasin de cycles et de motoculture, proposant même la vente et l’entretien de voiturettes sans permis. Puis, une mercerie prend place dans les locaux, élargissant son activité à la vente de vêtements de seconde main. Les enseignes se succèdent encore : un snack-bar-frites, un pressing, avant d’aboutir à l’agence immobilière que l’on connaît aujourd’hui.

La maison Bouchaud, au 30 de la Grande Rue

Alphonse Bouchaud, devant une vitrine richement décorée, il pose avec les siens et son équipe. L'enseigne révèle l'éventail impressionnant de ses activités.

Au numéro 31, le losange du garage Renault — un symbole de modernité, sur la droite l’épicerie Gendreau.

Le magasin Gendreau en 1914

1914

Au 40 de la rue, propriétaires et proches posent ensemble devant la façade de l'épicerie. Un cliché qui immortalise une lignée de commerçants au cœur de l’animation du bourg et une publicité de l'époque pour Lactina Suisse, disponible chez Jean Gendreau.

« Chez Simone » Bar · Restaurant — Au 21 de la rue, Ouverture le 26 octobre 1969 — Fermeture le 1er juillet 1987. Dix-huit ans de comptoir, de repas partagés et de vie de village.

« Chez Simone » Ali Klawitter et Pierrette au comptoir — Une scène de vie typique dans ce bar-restaurant, véritable pilier de la vie locale. Au mur, le tableau du tiercé rappelle l’ambiance conviviale qui régnait autour du comptoir.

Le maréchal-ferrant en plein travail

1914

Saisie sur le vif en 1914, cette image montre le maréchal-ferrant en pleine action sur le pavé au 46 de la rue.

Le magasin Godineau

1915

Sur cette photographie prise aux environs des années 1915-1919, on distingue sur la partie gauche, à l'emplacement du store, le magasin Godineau. Cette enseigne a longtemps fait office de graineterie et de marchand de semences, marquant l'activité économique de la rue pendant de nombreuses années.

Un document commercial datant de 1927.

Un quartier animé en plein cœur du bourg Le foisonnement du commerce — Ce quartier central, situé à proximité immédiate de la mairie et du groupe scolaire, était le véritable poumon économique de Saint‑Aigulin. Les clichés qui précèdent témoignent de la vitalité de l'époque, où se côtoyaient de nombreux commerces : épicerie, mercerie, bazar, droguerie, quincaillerie, boulangerie, pharmacie, magasins de chaussure L’artisanat participait lui aussi à cette effervescence, avec un tonnelier, une modiste, ainsi qu’un fabricant et marchand de sabots.

Une adresse au fil du temps

2014

Au 52 de la rue, après plusieurs années au service de la santé, cette pharmacie a fermé ses portes fin 2014. Ce commerce historique de Saint‑Aigulin a désormais laissé place à une enseigne d’informatique.

De l’épicerie d’antan aux services d’aujourd’hui Au 43 de la rue, cet emplacement central a tout connu : épicerie, mercerie, bazar, droguerie, quincaillerie, pharmacie, restaurant et même agence générale d’assurance, aujourd’hui un salon de toilettage d'animaux.

Le choix de la maison Plessy

1800

Une institution de la Belle Époque — Créé par Pierre-Jules-Henri Plessy à la fin des années 1800, ce magasin proposait un choix exceptionnel : épicerie, mercerie, droguerie, quincaillerie, articles de ménage, vaisselle, spécialité de cafés, conserves alimentaires, charbons, articles de bureau et papeterie. Cet en-tête de facture de 1913 témoigne du prestige de cette lignée de commerçants qui a marqué l’histoire économique du bourg.

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Une adresse en perpétuelle évolution

2019

Après vingt ans d’activité à cette adresse, l’agence Axa a finalement déménagé fin 2019, marquant un nouveau tournant pour cet emplacement emblématique.

Au sabot Saintongeais

La fabrique de Victor Rolland — Situé à proximité immédiate de la mairie et de l’école des filles, l’atelier de Victor Rolland animait le cœur du bourg. Son enseigne en forme de sabot, suspendue au-dessus de l’entrée, symbolisait le savoir-faire de la maison.

Mairie et écoles — L’âme du bourg Un bâtiment au cœur de la vie communale — Dès 1839, cet édifice accueille la mairie et l’école des garçons. Agrandi en 1887, il devient un véritable groupe scolaire réunissant filles et garçons, tout en conservant la mairie en son centre. La façade garde encore la trace de cette époque avec ses deux entrées séparées : l’une pour les filles, l’autre pour les garçons. Les élèves quittent les lieux en 1958, puis la mairie en 1982 lors de son transfert au Pavillon Henri Frichou.

Un document historique émouvant et unique

1915

En 1915, un soldat convalescent reprend des forces à Saint‑Aigulin pendant la Grande Guerre. Une archive précieuse qui illustre la solidarité saint-aigulinoise, où la quiétude d'une propriété privée devenait le premier rempart contre les traumatismes du combat.

L’histoire solidaire de la propriété Frichou

Sur la droite de la carte postale précédente apparaît l’entrée de la propriété d’Henri Frichou, futur «Théâtre de Verdure».

Durant la Grande Guerre, cette demeure devient un lieu d’accueil et de convalescence pour les soldats blessés, témoignant de la solidarité de la commune envers les hommes du front.

Texte écrit à la main sur la carte postale sur le Plan « ..où je suis porte d’entrée de la propriété.. » au dos «St Aigulin 18 Avril 1915 Cher Oncle et Tantes Étant encore trop faible j'ai obtenu un mois de convalescence à passer ici. Nous y sommes très bien, nous sommes dans une propriété particulière et nous sortons comme nous voulons et je continue à aller de mieux en mieux. Embrassez bien mes Tantes pour moi. Votre Neveu qui vous aime Raoul Dépôt de Convalescent St Aigulin (Charente Inf.)»

La menuiserie P. Guibert

1915

Cliché de 1915 au 51 de la rue, l’enseigne signale un atelier de menuiserie-ébénisterie réputé pour sa spécialité de billards. Avant de devenir un café central de la commune.

De la forge au magasin de fleurs

Au 68 de la rue, d’abord forge et maréchalerie, cette adresse devient ensuite une quincaillerie-droguerie à la devanture colorée. Aujourd’hui, elle accueille un magasin de fleurs et de services funéraires.

La place de la victoire avant 1912

1912

L’actuel bâtiment de la Poste n’est pas encore édifié, tout comme la construction située sur la droite de la place.

Un angle stratégique du bourg

1935

En 1935, l’intersection de la Grande Rue et de la place de la Victoire est marquée par l’enseigne des «Docks Charentais».

Le 47, une adresse gravée dans les mémoires

2016

Après des décennies au service des saint-aigulinois, la boulangerie-pâtisserie a définitivement cessé son activité en 2016.

Au 57 de la rue

C’est devant l’ancienne salle des fêtes,que se déroule cette démonstration de gymnastique par la société des Bluets. Le bâtiment occupait l’emplacement de l’ex-local du bar du Centre.

L'édifice de la Poste sort tout juste de terre. — Sur ce cliché, on assiste au départ du facteur pour sa tournée : il s'élance à vélo — 1913.

La Poste inaugurée en 1913

1913

Ce nouveau bâtiment, situé place de la Victoire, marque la modernisation des services de communication du bourg.

La place de la Victoire et le monument

Vue de la place ombragée par ses grands arbres, sur la gauche on distingue l’entrée de l’agence du Crédit Agricole, qui occupait alors cette adresse.

Une escale au bord de l'eau De la pierre à l’eau — Depuis la rue Victor Hugo, autrefois Grande Rue, un passage mène directement aux berges de la Dronne. En quelques pas, l’animation du bourg laisse place à un espace ombragé propice à la détente, où les bancs peints en rouge apportaient autrefois une touche colorée au décor verdoyant.

Le plongeoir sous surveillance

Un instant de calme au bord de la Dronne capturé sous le regard attentif d'André Blanchet... et d'un pêcheur.

Le plongeoir symbole de l’été

Le grand plongeoir, fierté locale et point de ralliement des jeunes audacieux pour des après-midi de sauts et d'éclats de rire dans la Dronne. Ce bord de rivière était affectueusement surnommé «la piscine» et ce, bien avant la construction de la véritable piscine municipale.

Les Bancs rouges

Installés au bord de l'eau, ils invitaient à une pause à l'ombre des arbres, offrant un point de vue idéal sur le cours de la Dronne.

Au fil de l’eau

Une flotte de canoës glisse sur les eaux calmes de la Dronne.

Du murmure de l’eau à l’agitation de la rue Le retour vers le centre du bourg — En quittant les bords de la Dronne, le parcours retrouve l’animation de la Grande Rue, autrefois rythmée par les enseignes et les vitrines des commerces du village.

Une bonne adresse gourmande

Au cœur de l'activité de la rue, la pâtisserie-confiserie-glaces Métreau était une bonne adresse pour les douceurs.

Le cœur battant de la rue Cette vue d'ensemble illustre la densité des services et commerces du bourg. Sur la droite, le pôle administratif et financier avec le Crédit Mutuel et La Poste côtoie le store d’une épicerie. À gauche, la diversité des enseignes se succède : bar-restaurant, photographe, pâtisserie-confiserie-glaces, services funéraires, fleuriste, ainsi que les agences Axa, le Crédit Agricole et une pharmacie.

Au 73 de la rue

Les participants à la course cycliste se rassemblent devant le garage Gadrat.

Petite frime devant le magasin Quintin

1956

1956 : farceurs un jour de foire. — Jean-Pierre Vieilleville et Claude Pasquis jouent les «grands» en fumant devant la vitrine du magasin, tandis qu’au second plan le garde champêtre, M. Adrien, poursuit sa ronde sans prêter attention à leurs facéties.

Le destin du numéro 74 — la fanfare devant l’épicerie Poineau —Longtemps au cœur de la vie commerciale du bourg, ce bâtiment disparaît avant l’installation de l’actuelle pharmacie, marquant la fin d’une époque.

La pose solennelle

1957

Devant le salon de coiffure avec l’auvent en fer forgé de Monsieur Manon Nancelle, Jean-Pierre Vieilleville et Hélian Boucherie, impeccables dans leurs habits du dimanche, prennent la pose avec un sérieux imperturbable — 1957.

Détail d’une vie commerciale animée avant 1925 Ce cliché de la rue Principale témoigne de l'activité bouillonnante du bourg au début du XXe siècle. À gauche, au numéro 80, l’enseigne «Au Petit Paris» propose blanc, tissus et confection, tandis qu’au numéro 78 lui succèdent une mercerie-épicerie et le cabinet d’un dentiste (que l'on devine près de la voiture). Juste avant, sous son auvent en fer forgé, un Café-Restaurant accueille les passants avant de devenir, plus tard, une charcuterie. Sur le trottoir d’en face, la vie est tout aussi riche. Un grand store banne abrite une boucherie, entourée par l’atelier d’une repasseuse et le magasin d’un grainetier. Plus loin, là où deux hommes sont en pleine discussion, se trouve un débit de tabac.

L’élégance parisienne de la maison Boucherie

Le magasin de confection «Au Petit Paris», tenu par Mme et Mr Boucherie, présentait une vitrine dédiée à l'habillement pour hommes, femmes et enfants, dont le soin rappelait le prestige des enseignes de la capitale.

L'épicerie-mercerie Guérin et le magasin Poulain — au 76 et 78 de la rue. — Adrienne et Louis Guérin tenaient ici leur épicerie-mercerie, une activité poursuivie plus tard par leur fille «Guiguitte». Juste à côté, l’enseigne de Monsieur Poulain proposait ses collections de confection et de bonneterie.

L’ancienne adresse de la poste

1913

Jusqu’en 1913, le service des postes occupe cet emplacement situé au 80 de la rue. C’est à cette date que l’administration rejoint son bâtiment actuel, édifié sur la place de la Victoire.

La station Shell

Annette, pompiste occasionnelle, incarne cette relève active qui prêtait main-forte au quotidien de la station Shell. Un visage familier pour les usagers de l’époque.

La station shell et l'effervescence du rallye

06 août 1967

Vue de la station lors du rallye automobile du 06 août 1967. D’autres photographies de cet événement sont à découvrir dans le chapitre «Images d’ambiance».

Shell by night

Une lumière dans la nuit.

Le trottoir comme vitrine

Au 82 de la rue, le commerce s’exposait sans façon, vélos, motoculteurs et voitures neuves s’offrant au regard des passants, surtout les jours de foire. À la pompe à essence, Étiennette Vieilleville servait avec le sourire.

Marie-Louise Manon et son fils Jean-Claude

Au 99 de la rue, la coiffeuse pose fièrement devant la vitrine de son commerce.

Sourires d’antan devant la boulangerie

Le personnel et les enfants devant le commerce et l’ancienne gendarmerie, au 90 de la rue.

La boulangère et sa fille Maud devant la vitrine

Pose complice devant l'enseigne «R. Bellet» de la boulangerie familiale.

Voiture au repos

La puissante Clément-Bayard du Docteur Busquet.

Carrefour de rencontres

Les trois clichés ci-dessus montrent l’animation quotidienne devant la grande bâtisse à la grille élégante, à l’angle de la rue de l’Église.

De la demeure bourgeoise à l’animation rurale Située à l’angle de la rue Victor Hugo et de l’avenue de la Libération, cette demeure fut d’abord la maison du médecin de la commune avant d’être rachetée par la municipalité en 1948. Elle accueille ensuite le cours complémentaire puis un centre d’animation rurale.

Le buraliste et les siens

1899

Arrivée à Saint‑Aigulin en 1899, la famille Magnan pose fièrement devant son commerce.

La Grand'Rue — 1908 À gauche, le bureau de tabac Magnan — ancienne pharmacie, future épicerie. À droite, les établissements Bouroncle puis Guibert : articles funéraires, peinture et vitrerie — avant qu’un coiffeur puis une épicerie ne leur succèdent. Aujourd’hui : le Crédit Agricole. Une rue, des commerces qui changent — la vie continue.

La porte et la bouchère

La porte ouvragée est belle, certes — mais Germaine Pigeon l'est davantage encore. Dans sa blouse blanche parfaitement tenue, elle pose sur le seuil avec ce mélange de fierté discrète et d'élégance simple qui fait les commerçantes respectées et aimées.

La rue de la Libération et l’église

Le clocher pour horizon

Trait d’union entre la vie locale et le sacré, cette rue guide le regard vers l’église dominant le bourg. En chemin, l’architecture religieuse se mêle à l’animation du quartier, témoignant d’une époque où la vie quotidienne gravitait autour du clocher.

Devant l'épicerie «L'Aquitaine» (aujourd’hui le Crédit Agricole)

De nouveau Germaine Pigeon, souriante et légère, au bras de M. Damon Bertin. La rue, le chien, la vie.

Un détail architectural

Sur la gauche de la rue menant à l’église apparaît l’ancienne boucherie-charcuterie, reconnaissable à son carrelage décoratif typique des commerces de bouche de l’époque. Le local accueillera ensuite un café-restaurant, puis différents commerces d’alimentation et d’articles de sport.

L'Aquitaine en 1966, nouvelle adresse

1966

Quelques mètres suffisent pour changer d’époque. Dans ce local, Madame Gambetta accueille ses clients, tandis que les prix affichés en vitrine reflètent simplement l’air du temps des années 60.

Au 30 de la rue Clemenceau

En prolongeant notre promenade vers la sortie du bourg, c’est au numéro 30 que l’activité automobile était intense. Un garage, avec ses pompes et ses enseignes, marquait l’une des principales portes d’entrée et de sortie de la commune pour les voyageurs.

Le garage d’Eugène Héreau : Citroën et Mathis Stock

Sur ce cliché, Eugène Héreau pose avec ses employés. Si la plaque murale à droite confirme son rôle d’agent Citroën, le panneau circulaire «Mathis Stock» attire le regard : il révèle que le garage représentait également ce constructeur alsacien de renom. Au centre trône l’imposante pompe à essence à double piston.